La conserver est utile dans la plupart des cas, mais transformer la carcasse en moteur de nouveau opérationnel n'est pas toujours le bon choix. Une carcasse saine permet de vérifier les cotes du nouveau moteur, de garder en réserve des pièces comme le flasque, le ventilateur ou la boîte à bornes, ou d'attendre un rebobinage ultérieur.

Moteur triphasé DRG DRG-160L-2 18,5 kW 3000 tr/min à carcasse fonte – carcasse de moteur au bobinage brûlé

Qu'est-ce qu'une carcasse d'apparence saine ne prouve pas ?

Lorsqu'un bobinage brûle, le vrai risque se trouve là où on ne le voit pas. Le paquet de tôles du stator a pu subir une chaleur excessive et l'isolation entre les tôles a pu se dégrader ; les opérations de dépose de l'ancien bobinage peuvent aussi affaiblir cette isolation. Le moteur rebobiné risque alors de chauffer davantage. Les fissures des barres du rotor, l'ovalisation des portées d'arbre et l'usure des logements de roulement doivent aussi être mesurées séparément. Ce contrôle relève de l'atelier de bobinage ; juger depuis l'extérieur est trompeur.

Trois usages pour une carcasse conservée

  1. Référence de cotes : Lors de l'achat d'un nouveau moteur, le diamètre d'arbre, les trous de pattes et la bride se mesurent directement sur l'ancienne carcasse.
  2. Réserve de pièces : Le ventilateur, le capot de ventilateur, le couvercle de boîte à bornes et le presse-étoupe peuvent resservir sur des moteurs de même taille de carcasse.
  3. Deuxième moteur : Si le rapport de l'atelier est favorable, il est rebobiné et gardé en secours ; à la panne suivante, la ligne s'arrête moins longtemps.

Le prix de la conservation

Dans un local humide, les roulements d'une carcasse stockée rouillent et le paquet de tôles s'oxyde. Il faut un endroit sec et couvert ainsi qu'une fiche d'identification. Par ailleurs, rebobiner et remonter la même carcasse sans avoir trouvé la cause de la panne peut la reproduire : perte de phase, surcharge ou canal de refroidissement obstrué doivent d'abord être corrigés.

Faire ouvrir ou rebobiner par un tiers non autorisé un moteur DRG encore sous garantie met fin à la garantie ; pour un tel moteur, il faut d'abord déposer une demande de garantie.

Comparer avec un moteur neuf

Le coût du rebobinage, le temps d'atelier et le risque sur le paquet de tôles se mettent en balance avec un moteur neuf de même taille. Pour comparer, consultez la page de cotes du modèle DRG-160L-6 en fonte (11 kW, 1000 tr/min) ou la famille de moteurs asynchrones triphasés.