Lorsque la plaque signalétique est illisible, le nouveau moteur se détermine en croisant les dimensions de l'ancienne carcasse, la vitesse demandée par la machine et le besoin de la charge entraînée. L'ordre compte : on fixe d'abord les cotes mécaniques, puis la vitesse, et la puissance en dernier. C'est le plus souvent sur l'estimation de la puissance que l'on se trompe.

Ce que la carcasse vous apprend
Même sans plaque, la carcasse en fonte reste porteuse d'informations. La cote mesurée entre le dessous des pattes et le centre de l'arbre correspond au numéro de carcasse CEI : un moteur à 90 mm est une carcasse 90, un moteur à 132 mm une carcasse 132. Le diamètre du bout d'arbre et sa longueur sortante confirment cette estimation ; dans la gamme DRG, l'arbre des modèles en carcasse 132 mesure 38×80 mm et celui des carcasses 100 mesure 28×60 mm. Si un numéro est gravé en relief sur le flasque ou la carcasse, notez-le aussi.
Retrouver la polarité en mesurant la vitesse
Si le moteur tourne encore, mesurez la vitesse de l'arbre en charge avec un tachymètre. Un moteur asynchrone tourne un peu en dessous de la vitesse de synchronisme : une lecture d'environ 1440 désigne ainsi un moteur 4 pôles de la classe 1500 tr/min. Lorsque le bobinage a grillé, on peut remonter le calcul à partir de la vitesse de travail connue de la machine et des diamètres de poulie.
Ne fondez pas la puissance sur un seul indice
Une carcasse portant un numéro donné peut correspondre à plusieurs puissances. Dans la gamme DRG, la carcasse 100L comprend à la fois un modèle 1,5 kW 1000 tr/min et un modèle 3 kW 3000 tr/min. Pour la puissance, on examine ensemble les sources suivantes :
- Le besoin de puissance indiqué sur la plaque de la pompe, du ventilateur ou du compresseur entraîné
- Le catalogue de la machine ou le moteur monté sur un autre exemplaire du même modèle
- Le courant de l'ancien moteur mesuré en charge
- Le câble d'alimentation et l'appareillage de l'armoire (à titre indicatif seulement)
L'interprétation des données d'armoire et de courant dépend des indications portées sur le moteur, de la documentation du fabricant et de l'avis d'un électricien qualifié.
N'oubliez pas la classe de tension
Sur les modèles DRG, le bobinage prévu jusqu'à 3 kW est un 230/400 V et en 400/690 V à partir de 4 kW. Comme cet écart peut modifier le mode de démarrage existant, il faut le confirmer avec une personne qui connaît l'armoire électrique.
Avec la hauteur d'axe, l'arbre et la vitesse relevés, vous pouvez faire un premier tri dans l'assistant de sélection de moteur, puis comparer les moteurs triphasés et leurs dimensions dans la boutique.
