Lorsque la machine est équipée d'un moteur aux cotes CEI, le remplacer pose rarement problème. Quatre points sont à vérifier d'abord : fréquence, tension, unité de puissance et système de cotes de l'arbre ; sur les machines destinées à l'Amérique ou à certains marchés d'Asie, ils peuvent réserver des surprises.

Si la plaque indique 60 Hz
Chez un moteur asynchrone, la vitesse suit la fréquence du réseau. Prévu pour 60 Hz, un 4 pôles atteint 1800 tr/min au synchronisme ; branché en 50 Hz, il descend dans la classe 1500 tr/min. L'essentiel est donc de savoir à quelle vitesse la machine tourne effectivement chez vous. Si elle a fonctionné jusqu'ici sans souci sur un réseau à 50 Hz, un moteur 50 Hz de même polarité conserve la vitesse actuelle. Si elle a été réglée pour la vitesse en 60 Hz, on peut rattraper l'écart en modifiant les diamètres de poulie ; pour une pompe ou un ventilateur, toute variation de vitesse modifie aussitôt débit et puissance absorbée.
HP, tension et système de cotes
- Puissance : 1 HP (cheval-vapeur anglo-saxon) représente quelque 0,746 kW. Un moteur marqué 10 HP relève donc approximativement de la classe 7,5 kW.
- Tension : la plaque peut afficher 460 V, 380 V ou 220 V ; comparez avec la tension de votre installation.
- Système de cotes : les moteurs à la norme NEMA ont un arbre en pouces et des cotes de pattes différentes des carcasses CEI. Il faut alors parfois adapter le moyeu de poulie ou le socle.
L'information qui manque souvent
La donnée qui fait le plus souvent défaut est le type de bride. Sur certaines machines, le moteur tient au bâti grâce à une bride spécifique au constructeur ; un moteur standard ne peut alors être envisagé parmi les solutions de remplacement qu'après comparaison des plans cotés.
Si vous comptez rattraper l'écart de vitesse par les poulies, utilisez l'outil de calcul poulies et courroies, puis parcourez par taille de carcasse et diamètre d'arbre les moteurs triphasés aux cotes CEI de la boutique.
