Le moteur électrique d’une sertisseuse de flexibles hydrauliques est le moteur qui entraîne la pompe du groupe hydraulique de la machine, et ce qui décide du choix est la pression maximale des dernières secondes du sertissage, pas la charge moyenne. Sur les sertisseuses d’atelier, il s’agit en général d’un moteur 4 pôles (environ 1450 tr/min) de quelques kW ; la valeur exacte figure sur la plaque de la machine et dans le catalogue du fabricant.

La deuxième question avant la commande est le réseau : certains ateliers de flexibles ne disposent que du monophasé 230 V. DRG Motor est fabricant, fournisseur et vendeur de moteurs électriques ; sa gamme se compose de moteurs asynchrones triphasés. Vérifiez donc d’abord la tension de la prise, puis la puissance, la vitesse et la bride. Les modèles 4 pôles adaptés sont visibles sur la page acheter un moteur électrique en ligne.

Moteur électrique triphasé gris de marque DRG pour sertisseuse de flexibles hydrauliques

Fonctionnement de la tête de sertissage et rôle du moteur

Dans une sertisseuse radiale, un jeu de mors à huit segments est généralement logé dans un siège conique. Le vérin hydraulique pousse ce siège ou les porte-mors ; grâce à la conicité, l’effort axial du vérin devient un effort radial qui referme les mors vers le centre et la jupe de l’embout est sertie sur le flexible.

Le rôle du moteur n’est pas de produire directement cet effort, mais de fournir le couple dont la pompe a besoin pour monter l’huile à la pression voulue. Tant que les mors ne touchent pas le flexible, la résistance est faible ; dès que le métal de la jupe commence à fluer, la pression monte vite et le couple moteur atteint le sommet du cycle. Au diamètre de sertissage, un fin de course ou un pressostat réglable bascule le distributeur et les mors s’ouvrent.

Changer de jeu de mors (par exemple passer d’un flexible 1/2" à 1") ne change pas la puissance du moteur ; seuls la course de fermeture et la pression atteinte changent. Les flexibles de grand diamètre à plusieurs spirales montent plus haut en pression ; le plus grand diamètre admis par la machine figure dans le tableau du fabricant.

Un pic de pression bref : exemple de cycle et calcul de puissance

La puissance de pompe vaut P = Q · p / (600 · η) (Q en l/min, p en bar, P en kW). La méthode générale est dans l’article choix du moteur électrique pour pompe hydraulique ; ici, nous examinons seulement le cycle propre à une sertisseuse.

Exemple et hypothèses : pompe à engrenages double, grand étage 6 cm³/tr, petit étage 2,5 cm³/tr ; moteur à 1445 tr/min ; vérin de 140 mm d’alésage ; le vérin doit pousser 400 kN en fin de sertissage ; rendement de pompe 0,85. La section du vérin est d’environ 15 394 mm², d’où ≈ 260 bar pour 400 kN. En approche, les deux étages débitent ensemble (12,28 l/min) ; quand la pression monte, le grand étage est mis à la décharge et le petit étage (3,61 l/min) réalise le sertissage.

Étape du cyclePression / débitPuissance à l’arbreDurée (exemple)
Approche des mors (60 mm)40 bar / 12,28 l/min0,96 kW≈ 4,5 s
Sertissage (20 mm)260 bar / 3,61 l/min1,84 kW≈ 5,1 s
Ouverture des mors30 bar / 12,28 l/min0,72 kWquelques secondes
Mise en place flexiblemoteur arrêté ou à vide≈ 0selon l’opérateur

La puissance de pointe est de 1,84 kW ; la puissance normalisée supérieure est donc 2,2 kW. Un moteur de 1,5 kW travaillerait à ce pic à environ 1,23 fois son couple nominal (≈ 12,2 Nm / 9,91 Nm) ; il reste sous le couple de décrochage (≈ 22,8 Nm) et la machine ne cale pas, mais il chauffe lors de sertissages enchaînés toute la journée. Dans un atelier qui travaille en série, le DRG-100L1-4 de 2,2 kW (couple nominal 14,5 Nm) offre plus de marge.

Le tableau montre aussi l’intérêt de la pompe double : atteindre 260 bar avec une seule pompe de 6 cm³/tr demanderait 6 × 1,445 × 260 / 510 ≈ 4,4 kW. Avant d’augmenter la taille du moteur, vérifiez que la valve de décharge de la pompe bascule à la bonne pression.

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Si l’atelier n’a que du monophasé 230 V

Certaines sertisseuses sont vendues avec un moteur monophasé 230 V ; d’autres demandent du triphasé 400 V. La gamme DRG ne comprend pas de moteurs monophasés. La solution connue pour faire tourner un moteur triphasé sur un réseau monophasé 230 V est un variateur de fréquence à entrée monophasée et sortie triphasée ; DRG ne vend pas de variateurs et cette solution n’est décrite ici qu’en tant que principe.

Un tel variateur délivre 3 × 230 V. Les moteurs DRG jusqu’à 3 kW sont bobinés en 230/400 V ; sur une sortie triphasée 230 V, ils se branchent en triangle. Les moteurs de 4 kW et plus sont bobinés en 400/690 V et ne reçoivent donc pas leur pleine tension d’un tel variateur. Le variateur doit pouvoir fournir brièvement le courant du pic de sertissage ; son dimensionnement suit la documentation de son fabricant.

Dans un atelier en triphasé, le moteur de 2,2 kW absorbe 4,52 A sous 400 V et environ 7,6 fois ce courant en démarrage direct. Si la machine se trouve loin du tableau, vérifiez la section du câble avec le calculateur de section de câble moteur ; une rallonge longue et fine provoque une chute de tension au pic de sertissage.

Montage du moteur sur le groupe : bride verticale, lanterne et accouplement

Sur les sertisseuses d’établi, le groupe se trouve généralement dans ou sous le bâti ; le moteur est vertical (arbre vers le bas) sur le couvercle du réservoir et entraîne la pompe par une lanterne et un accouplement élastique. Cette configuration utilise un moteur à grande bride B5 ; certains petits groupes ont une petite bride B14, dont les cotes sont à confirmer avec l’ancien moteur à la commande.

Les cotes de bride B5 à vérifier sont M 165 / N 130 / P 200 mm avec un arbre de 24×50 mm en hauteur d’axe 90L, et M 215 / N 180 / P 250 mm avec un arbre de 28×60 mm en 100L. Passer de 1,5 kW à 2,2 kW fait passer de 90L à 100L : la lanterne et le moyeu d’accouplement changent aussi, c’est le coût caché d’une augmentation de puissance.

Sur un moteur vertical, le capot de ventilateur est en haut et des copeaux, morceaux de fil ou poussières de coupe de flexible peuvent y tomber. Gardez le dessus du capot dégagé ; les moteurs DRG sont IP55 et IC411, c’est-à-dire refroidis par ventilateur sur la carcasse : leur refroidissement dépend de l’air du ventilateur.

Symptômes d’un mauvais moteur sur une sertisseuse

Si le moteur est sous-dimensionné, la vitesse chute en fin de sertissage, le moteur ronfle et le relais thermique déclenche ; les mors s’arrêtent avant la fermeture complète et la jupe est insuffisamment sertie. Cela donne un raccord de flexible qui fuit.

L’inversion du sens de rotation est une autre erreur fréquente : si deux phases sont inversées au branchement d’un moteur triphasé, la pompe à engrenages ne débite pas, le moteur tourne mais les mors ne bougent pas. Si l’on monte un moteur plus rapide (2 pôles), le débit double ; les mors ferment plus vite, mais la puissance de pointe double aussi et la pompe peut dépasser sa vitesse limite.

Contrôle avant commande du moteur de sertisseuse

  • La tension de la prise a-t-elle été mesurée : 230 V monophasé ou 400 V triphasé ?
  • Plaque de l’ancien moteur : kW, tr/min, tension (230/400 V ou 400/690 V), courant.
  • Le moteur est-il vertical ; bride B5 ou B14 ? Cercle de perçage et centrage mesurés ?
  • Le diamètre et la longueur d’arbre correspondent-ils à l’alésage du moyeu d’accouplement ?
  • La pompe est-elle simple ou double ; la valve de décharge fonctionne-t-elle ?
  • La pression maximale admise par la machine (manomètre ou plaque) a-t-elle été notée ?
  • La flèche de sens de rotation de la pompe a-t-elle été repérée ?

Moteurs DRG adaptés aux sertisseuses de flexibles

Ces modèles 4 pôles couvrent la plage de 1,5 à 3 kW courante sur les sertisseuses d’atelier et peuvent être commandés avec une bride B5.

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Les autres puissances utilisées sur les groupes hydrauliques sont sur la page moteurs électriques pour groupes hydrauliques.

Moteur de sertisseuse de flexibles : questions fréquentes

Quelle puissance de moteur pour une sertisseuse de flexibles ?

Les sertisseuses d’atelier utilisent généralement un moteur 4 pôles de quelques kW ; la valeur exacte est sur la plaque de la machine. Dans l’exemple de cycle ci-dessus, la pointe est de 1,84 kW, d’où le choix de 2,2 kW.

Peut-on brancher une sertisseuse sur une prise 230 V ?

Oui si la machine est livrée avec un moteur monophasé. Pour faire tourner une machine à moteur triphasé sur du 230 V monophasé, il faut un variateur à entrée monophasée, et un moteur 230/400 V jusqu’à 3 kW se branche en triangle.

Changer de mors demande-t-il un moteur plus puissant ?

Non. Le jeu de mors change avec le diamètre du flexible ; la puissance moteur dépend de la pression maximale de la machine et du débit de la pompe. Si la capacité ne suffit pas pour un plus gros flexible, c’est la machine qui change, pas le moteur.

Le moteur tourne mais les mors ne se ferment pas : pourquoi ?

La cause la plus fréquente est l’inversion du sens de rotation ; on la corrige en permutant deux phases. Contrôlez ensuite le niveau d’huile, la crépine d’aspiration et la bobine du distributeur.

Pour un devis, envoyez une photo de la plaque du moteur, sa puissance, sa vitesse, le montage (bride verticale, B5 ou B14), la cote d’arbre et le modèle de la machine via WhatsApp, ou ajoutez les modèles à la liste de devis. Téléphone : +90 (542) 666 11 11 · e-mail : info@drgmotor.com · contact. Tous les modèles sont dans la boutique en ligne.